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  • Michel Cadet

In memoriam


La vie est parfois cruelle et injuste, mais c’est la mort qui est violente.

Hier soir, la nouvelle était insupportable, indicible. Francis est parti, trop tôt, trop loin, trop vite. Sidération et colère contre notre propre fragilité, cet implacable destin qui rend la vie si volatile et les minutes de vérité si précieuses.


Joie profonde et fugace des enfants jouant dans l’herbe. Un bref moment du quotidien apprécié de loin, sur un lit d’hôpital et pourtant si authentique, si attachant, si personnel. Images à peine évoquées, revues plusieurs fois par la magie de la vidéo et du téléphone, mais déjà dissoutes dans le souvenir et occultées par la douleur et les souffrances.


Francis n’aura pas eu le loisir de voir grandir son petit bout de chou, il n’aura pas vu s’installer dans la vie tous ses enfants. Il n’aura pas pleuré de joie aux prochains podiums de sa championne. Il aurait tant voulu tout cela, tellement il était porté par le bien-être de ses enfants, de sa famille.


C’était un père exceptionnel, un papa-poule, un homme entier et attachant, un cartésien hypersensible. Un faux dur qui cachait un cœur de midinette pour ses enfants.


Sa vie, ces derniers mois, aura été un combat dont il voulait, tout à la fois maitriser le cours mais surtout occulter ce qui aurait pu faire de la peine aux siens. Les protéger aura été sa ligne de vie et qu’importe si les souffrances étaient intolérables, inacceptables. Hier, il forgeait encore des espoirs, des projets, prodiguait des conseils, rassurait, savait s’enquérir des uns et des autres.


Pour ces derniers moments précieux partagés ensemble, que nous savions probablement rares, pour ces invitations que tu lançais, sans trop y croire peut-être, pour ta gentillesse, ta dignité et ton courage, merci Francis et respect !


Que les tiens qui t’ont entouré ces derniers jours, que Cathy, Quentin, Manon, Clémentine sachent que nous sommes tous abasourdis et que tous leurs amis pensent à eux en ces moments difficiles et les soutiennent dans ces jours douloureux.


Repose désormais en paix.

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