PÉRIGUEUX CANOË-KAYAK

Quels que soient vos envies et votre âge, au club, il y a une solution qui vous correspond : découverte, promenade en bateau, bénévolat, loisir, compétition…


Sa biographie

Sa biographie

Manon HOSTENS née le 07 juin 1994 à ROUBAIX dans le nord, a un grand frère de 2 ans : Quentin. Ses parents travaillant tous les deux, elle fut donc très tôt confrontée à la collectivité par un mode de garde en crèche à WASQUEHAL .

A l’âge de 2 ans, la famille déménage à CHERENG dans l’agglomération lilloise ou elle débutera sa scolarité dans une petite école de campagne, en parallèle, elle se familiarise pour la première fois avec le milieu aquatique par le biais des bébés nageurs et des cours de natation. Ce petit parcours nautique lui permis d’obtenir son premier brevet de natation de 25 m à 4 ans ½ et son brevet de 400 m à 5 ans 1/2.

En septembre 1998 elle commence la danse contemporaine et la baby gym. Elle n’adhéra pas du tout à la danse qu’elle arrêtera au bout d’un an mais poursuivra la gymnastique pendant 3 ans.

En février 2000, la famille s’agrandit avec la venue de sa petite sœur Clémentine

En septembre 2000, elle commence l’escalade en salle car elle a vu son frère pratiquer ce sport pendant une année.

Pendant l’été 2001, la famille déménage en Dordogne à BELVES. Elle rentre donc en CE1 dans sa nouvelle école et elle décide avec son frère de découvrir un nouveau sport : le karaté qu’ils pratiquerons pendant 2 ans. Cependant son frère a très envie de faire du kayak après avoir vu à la télévision, l’été précédent, un grand champion, Tony ESTANGUET lors des JO de Sydney de 2000.

En septembre 2002, Quentin s’inscrit au club de canoë-kayak de CASTELNAUD-LA-CHAPELLE et entraine sa sœur avec lui. Leur entraineur Pédro va leur faire découvrir et adorer ce sport de pleine nature, sport qu’ils feront tous les deux jusqu’au Haut-Niveau.

En 2003, alors qu’elle est en CM1, Manon a envie de pratiquer le piano, elle va donc s’inscrire à l’école de musique de BELVES et poursuivra son apprentissage jusqu’en classe de troisième.

Pendant l’hiver 2003, la famille part au sport d’hiver à St SAUVEUR et Manon découvre les joies de la glisse ; elle clôturera sa semaine avec l’obtention de sa première étoile.  Elle complétera son apprentissage durant les hivers 2004 et 2006 où elle obtiendra sa seconde étoile à SUPER BESSE et la troisième à la station LE SAUZE. C’est la découverte des médailles.

En septembre 2005, Manon fait son entrée au collège de BELVES et fait partie de la section sportive masculine de rugby ou elle prend beaucoup de plaisirs mais en classe de cinquième, après avoir passé les tests de la section basket elle intègre finalement ce nouveau sport et sa nouvelle section jusqu’en classe de troisième, en parallèle elle s’inscrit au club de basket de VILLEFRANCHE DU PERIGORD.

En septembre 2006, lors de son entrée en cinquième, tout en poursuivant le kayak une heure par semaine, le basket à raison de quatre ou cinq heures par semaine et le piano une heure hebdomadaire … trouvant qui lui restait du temps libre, elle s’inscrit avec son frère dans un club d’équitation, soit une heure d’entrainement supplémentaire chaque semaine, sport qu’elle poursuivra jusqu’en troisième juste pour le plaisir sans prendre part à aucune compétition, ni examen fédéral.

Au collège elle participe activement à l’UNSS badminton ainsi qu’au cross du collège ou elle se qualifie chaque année pour participer au cross académique.

Au printemps 2007, elle se sélectionne en kayak alors qu’elle est minime en Equipe Régionale du Challenge Jeunes à BOURG-SAINT-MAURICE.

Au printemps 2008 et 2019, elle se sélectionne de nouveau en Equipe Régionale du Challenge Jeunes et participe ensuite à ses premiers championnats de France ou elle décroche son tout premier titre en descente classique. Parallèlement elle passe les tests pour rentrer au Pôle Espoir de PAU, toujours associée à son frère, Quentin, très sportif également.

En Juin 2009, elle passe le brevet du collège et l’obtient avec mention « très bien ».

C’est en septembre 2009 qu’elle quitte le club de CASTELNAUD, suite à des désaccords avec le président de l’époque et rejoint le club de Périgueux. Elle quitte également le cocon familial pour intégrer le Pôle Espoir de PAU, le Prytanée et le lycée Saint John Pearse. L’année qui suit sera très riche en émotions. Au lycée, elle se sélectionne en Equipe pour participer au cross national de l’UNSS qui se déroule en Corse. Elle se surclasse dans la catégorie supérieure en kayak et passe avec succès les piges pour se sélectionner en Equipe de France ou elle décrochera sa première médaille internationale en Serbie. Aventure qu’elle partagera avec son frère qui lui aussi décrochera quelques médailles lors de cet été 2009.

Elle sera surtout la première kayakiste française a participer l’été 2010, à la première édition des Journées Internationales de la Jeunesse à Singapour. Une belle expérience, prémonitoire pour les années qui suivront. Elle avait tout juste 16 ans !

En septembre 2010 elle passe en 1er S et reste seule à Pau car son frère a intégré le Pôle France de canoë-kayak à TOULOUSE. Elle décide de commencer la conduite accompagnée et s’entraine de manière acharnée avec son entraineur Frank PEYRICAL.  Sa saison se clôturera avec trois médailles nationales et deux médailles internationale en junior.

En septembre 2011, elle quitte, elle aussi, PAU, et rejoint Quentin à TOULOUSE au Pôle France de canoë-kayak. Elle fait l’expérience de la collocation avec son frère et deux de ses amis. Sa scolarité se déroulera désormais au lycée Bellevue où elle intègre la terminale S SVT sport (la 1ère et la terminale s’étalent sur 3 ans). Elle insiste pour entrer directement en troisième année et rattraper les 6 mois manquants.  Pari tenu puisqu’elle obtient son bac S avec mention « assez bien », et également son permis de conduire dans la foulée…

Versant sportif, elle se sélectionne en Equipe de France de Course en Ligne Junior et, la même saison en Equipe de France de Descente Junior et clôture de nouveau sa saison avec deux médailles nationales et six médailles internationales.

En septembre 2012, elle rentre dans la « cour des grands » , passe en catégorie senior et intègre la  première année de médecine, dans le but de faire masseur-kinésithérapeute, mais les nombreuses heures d’entrainement  l’empêchent de poursuivre et elle doit quitter l’université en février, mais   construit un dossier au niveau de la Fédération Française de Canoë-kayak pour bénéficier des places réservées  en Ecole de Kinésithérapie pour les sportifs Haut-Niveau. Ce qu’elle obtient à Toulouse. Elle profite de son temps libre pour s’entrainer de manière intensive et décroche six médailles internationales en senior.

En septembre 2013, elle fait donc son entrée à l’Ecole de Kinésithérapie, partage un nouvel appartement avec une amie, reprend son entrainement au Pôle de Toulouse et réussit à valider sa première année sans la dédoubler avec un aménagement des cours qu’elle rattrape le soir avec les cours de ses camarades. Elle remporte cette saison, deux médailles nationales et deux internationales.

En septembre 2014, deuxième année de kinésithérapie quelle valide puis se sélectionne à nouveau en Equipe de France des « moins de 23 ans » pour le Championnats du Monde aux USA et en Equipe de France senior pour le Championnat du Monde et Championnat d’Europe. Elle remporte neuf médailles internationales et quatre médailles au Championnat de France dont deux médailles d’argent en canoë biplace avec son frère.

Septembre 2015, elle commence sa troisième année de kinésithérapie, change d’appartement et prend un studio, seule. Il lui reste un module à valider, six semaines de stage et son mémoire à faire. Finalement, elle décide de suspendre son année d’études et de se consacrer uniquement à son entrainement.

En 2016, le but est de décrocher une médaille d’or en descente... Elle décide cependant de passer les piges de CEL pour évaluer son niveau dans cette discipline et se sélectionne en Equipe de France « moins de 23 ans ». Pourtant, elle n’a pas fait de compétition de ligne depuis quatre ans et n’était qu’en junior à l’époque.  Double objectif et double résultat : elle se sélectionne en Equipe de France de Descente. Elle s’entraine en ligne, passe avec succès les piges de ligne et réussit à se sectionner dans le k4 filles pour les JO de Rio de l’été. Exceptionnel ! Les entraineurs et les responsables de la ligne et de la descente arrivent à se mettre d’accord et lui permettent  de conduire son double projet.

Elle décrochera enfin sa première médaille d’or mondiale individuelle en descente classique avec onze secondes d’avance et une médaille d’argent en sprint à deux centièmes derrière la première compétitrice. De plus, elle remporte une médaille d’or en Equipe en sprint et une médaille de bronze en Equipe classique.

Cet été-là, après le Championnats du Monde de descente, Manon est en pleine préparation pour les JO de Rio 2016 en K4 500m. Avec ses coéquipières, elle décroche une médaille de bronze en K4 200m sur une manche de Coupe du Monde. Elle confirme sa place dans le K4 avec une troisième place en individuel lors d’une participation au Championnat de France sur 500 m, un mois avant les JO de RIO.

Le K4 dame français est alors en pleine forme pour cette participation olympique. Malheureusement, nos françaises n'arrivent pas à concrétiser et terminent à la douzième place de ces JO. 

Déçu par cette prestation, un temps, ébranlée, Manon n'en ressort que plus forte. Son nouvel objectif reste les JO de Tokyo et son envie de progresser pour être plus performante encore, s’est renforcée.

En effet l'année suivante, en 20178, elle termine seconde des sélections Equipe de France CEL sur 500m. Cela lui permet de concourir en monoplace sur certaines manches de la Coupe du Monde et de se confronter en individuel au niveau international. Elle a énormément appris lors de ces différentes compétitions.

Le reste de la saison se fera en K4 500m et en K2 500m sur le Championnat d'Europe et le Championnat du Monde 2017.

Plus que motivées et un brin revanchardes, les équipières du K4 dame terminent à la quatrième place lors de ce Championnat du Monde en République Tchèque et premières d'une manche de Coupe du Monde. Ces résultats sont historiques dans le monde du kayak dame français. L'olympiade commence donc sur des bases solides pour Tokyo 2020 !

Manon avait deux autres grands rendez-vous pour la saison 2017. Le premier sur le plan professionnel : elle obtient son Diplôme d'Etat de masseur-Kinésithérapeute. L'autre étant le Championnat du Monde de descente Sprint à PAU, en France, à la maison... Elle n’a pas, cette année encore, renoncé à la discipline qui l’a portée, qui fait partie de son ADN de sportive de Dordogne : la descente de rivière. Pour la deuxième fois, durant la même saison sportive, elle a réussi à faire en en parallèle les deux disciplines, cas unique en France dans ce sport.

Ces mondiaux à la maison étaient importants pour elle. Manon a su montrer beaucoup de détermination et d'envie lors de cette échéance finale à seulement un mois de la précédente en CEL. Cet état d'esprit lui à permis d'aller décrocher une magnifique médaille d'argent en individuel pour la deuxième année consécutive et l'or en course par Equipe.

Après quelques jours de repos et le bilan très satisfaisant de sa saison, la voilà maintenant repartie sur l'eau avec une envie furieuse de performer en 2018 !

Un parcours vraiment exceptionnel pour cette jeune athlète de 24 ans.